Traitement autoclave du bois

Traitement autoclave du bois : procédé, classes d’emploi et durabilité

Le traitement autoclave du bois constitue un procédé industriel d’imprégnation sous pression qui rend le bois imputrescible et résistant aux agressions extérieures. Cette technique force la pénétration en profondeur d’un produit de préservation contenant des fongicides et insecticides, permettant aux essences peu durables naturellement comme le pin sylvestre d’atteindre des classes d’emploi supérieures, notamment la classe 4 pour un usage en contact permanent avec le sol.

Vous envisagez d’installer une terrasse, un abri de jardin ou une clôture en bois extérieur ? Le traitement autoclave garantit une durée de vie de 15 à 25 ans minimum pour vos aménagements, bien supérieure aux 5-7 ans d’un bois non traité. Cette technique représente aujourd’hui le standard incontournable pour tous les ouvrages en bois exposés aux intempéries et à l’humidité.

Aspects traitement autoclaveCaractéristiques et performances
🔬Procédé techniqueVide initial + injection sous pression 10-13 bars + vide final, durée 2-4h
📊Classes d’emploi viséesClasse 3.2 (extérieur hors-sol) et classe 4 (contact permanent sol/eau)
🌲Essences compatiblesPin sylvestre, pin maritime (très imprégnables), épicéa (limité classe 3)
⏱️Durabilité garantie15-25 ans minimum, garantie fabricant 10-15 ans contre pourriture
🎨Colorations disponiblesVert (cuivre oxydé), brun/marron (additif), gris/noir (pigments, classe 3)
🛡️Protection assuréeChampignons, moisissures, insectes xylophages, termites, pourriture humidité
💰Coût lames terrasse15-30€/m² pin autoclavé vs 50-120€/m² bois exotiques naturellement classe 4
🌿Impact environnementalProduits sans chrome ni arsenic, cuivre base, certification CTB-P+ obligatoire
Traitement autoclave du bois

Le procédé technique de traitement par autoclave

L’autoclave se présente comme un cylindre hermétique de grande taille, généralement 2 mètres de diamètre sur 20 à 40 mètres de longueur selon les installations industrielles. Ce tube métallique peut contenir plusieurs mètres cubes de bois qui subissent un cycle complet de traitement durant 2 à 4 heures selon les essences.

La première étape consiste à charger le bois dans l’autoclave puis à créer un vide d’air initial. Cette dépression permet d’extraire l’air contenu dans les cellules du bois ainsi qu’une partie importante de l’humidité naturelle. Le vide atteint généralement -0,9 bar pendant 15 à 30 minutes. Cette phase prépare le bois à recevoir le produit de préservation en ouvrant les pores du matériau.

L’autoclave est ensuite rempli avec le produit de traitement tout en maintenant le vide. La solution contient des agents fongicides et insecticides, principalement à base de sels de cuivre qui assurent une protection durable. Les formulations modernes excluent le chrome et l’arsenic, auparavant utilisés mais désormais interdits pour des raisons environnementales et sanitaires.

La phase de pression constitue le cœur du procédé. Une pression hydraulique de 10 à 13 bars est appliquée pendant 1 à 3 heures, forçant littéralement le produit à pénétrer en profondeur dans la structure cellulaire du bois. Cette pression équivaut à celle rencontrée à 100-130 mètres sous l’eau, donnant une idée de la puissance du procédé.

Un vide final extrait l’excès de produit qui n’a pas pénétré dans le bois. Cette solution récupérée retourne dans les cuves de stockage pour être réutilisée lors du cycle suivant, optimisant ainsi la consommation de produit de traitement. Ce ressuyage permet également de limiter les coulures sur le bois traité.

Le retour à la pression atmosphérique marque la fin du cycle. Le bois autoclavé doit ensuite sécher pendant plusieurs jours à plusieurs semaines selon l’essence et l’épaisseur des pièces. Cette période de séchage permet aux sels de cuivre de se fixer définitivement dans le bois et de développer leur pleine efficacité protectrice.

Traitement autoclave du bois

Les 5 classes d’emploi du bois expliquées

La classe 1 désigne les bois destinés à un usage en intérieur dans des locaux chauffés et clos, sans aucune exposition à l’humidité. Les meubles, les parquets intérieurs et les boiseries décoratives appartiennent à cette catégorie. Ces bois ne nécessitent généralement aucun traitement de préservation puisqu’ils restent à l’abri de toute agression biologique.

La classe 2 concerne les bois en intérieur ou sous abri, occasionnellement soumis à une humidification temporaire sans dépasser 20% d’humidité dans le matériau. Les charpentes, les ossatures de construction protégées par une toiture et les menuiseries intérieures entrent dans cette classe. Un traitement de surface par trempage ou aspersion suffit pour assurer leur protection.

La classe 3 se subdivise en deux sous-catégories. La classe 3.1 correspond aux bois en extérieur, hors contact avec le sol, exposés à des humidifications fréquentes mais brèves avec séchage complet entre chaque période. Les bardages verticaux bien ventilés illustrent parfaitement cette classe. Le traitement peut se faire par trempage avec finition ou par autoclave selon l’exigence de durabilité.

La classe 3.2 définit des conditions plus sévères : bois en extérieur sans contact avec le sol, mais humidifié régulièrement sur de longues périodes, avec séchage complet entre deux périodes d’exposition. Les garde-corps, les claustras horizontaux et certaines terrasses sur plots entrent dans cette catégorie. Le traitement autoclave devient indispensable pour garantir une durabilité suffisante.

La classe 4 représente le niveau d’exigence maximum pour les bois en extérieur : contact permanent avec le sol ou l’eau douce, humidification continue ou très prolongée. Les poteaux de clôture enterrés, les lames de terrasse posées directement au sol, les pontons et les retenues de terre nécessitent impérativement un bois traité classe 4. Seul le traitement autoclave permet d’atteindre cette classe pour les essences résineuses comme le pin.

La classe 5 concerne les bois en contact avec l’eau salée, principalement les installations portuaires et maritimes. Cette classe très spécifique nécessite des traitements encore plus poussés ou l’utilisation d’essences naturellement très durables comme certains bois tropicaux.

Traitement autoclave du bois

Quelles essences de bois peuvent être autoclavées ?

Le pin sylvestre se positionne comme l’essence la plus couramment autoclavée en France. Sa structure cellulaire permet une excellente imprégnation du produit de traitement, particulièrement au niveau de l’aubier qui représente la partie externe du tronc. Cette essence peu coûteuse atteint facilement la classe 4 après traitement, offrant ainsi un rapport qualité-prix imbattable pour les aménagements extérieurs.

Le pin maritime présente des caractéristiques similaires au pin sylvestre en termes d’imprégnabilité. Très répandu dans le sud-ouest de la France, ce bois local bénéficie d’une disponibilité importante et de circuits courts de distribution. Après autoclave, il convient parfaitement aux terrasses, clôtures et constructions de jardin avec une durabilité garantie de 15 à 20 ans minimum.

L’épicéa, également appelé sapin du Nord, présente une imprégnabilité limitée. Le produit de traitement ne pénètre que de 3 à 4 millimètres en profondeur, ce qui restreint son usage à la classe 3.1 et 3.2 maximum. Cette essence reste néanmoins intéressante pour les bardages verticaux et les structures hors-sol bien ventilées où les risques d’humidification prolongée demeurent faibles.

Le douglas mérite une mention particulière. Son duramen (cœur du bois) possède une durabilité naturelle classe 3, mais son aubier nécessite un traitement. Certains fabricants proposent du douglas autoclavé pour garantir une protection homogène sur l’ensemble des pièces. Cette essence offre l’avantage d’une couleur naturellement chaude et d’une excellente stabilité dimensionnelle.

Les bois exotiques comme le cumaru, l’ipé ou le teck ne nécessitent aucun traitement autoclave car ils possèdent une durabilité naturelle classe 4 ou 5. Leur coût nettement supérieur (50 à 120 euros le mètre carré contre 15 à 30 euros pour du pin autoclavé) limite toutefois leur usage aux projets haut de gamme.

Traitement autoclave du bois

La durabilité et les garanties du bois autoclavé

Un bois correctement traité par autoclave affiche une durée de vie minimale de 15 ans, pouvant aller jusqu’à 25-30 ans selon les conditions d’exposition et l’entretien apporté. Cette longévité remarquable contraste fortement avec les 5 à 7 ans d’un bois résineux non traité exposé aux mêmes conditions. L’investissement dans le traitement autoclave se rentabilise ainsi largement sur la durée totale d’utilisation.

Les fabricants proposent généralement une garantie de 10 à 15 ans contre la pourriture et les attaques d’insectes xylophages. Cette garantie couvre spécifiquement les défauts de traitement mais exclut les dommages résultant d’une mise en œuvre incorrecte ou d’un entretien inadapté. Conservez précieusement vos factures et certificats de traitement qui constituent les preuves indispensables en cas de réclamation.

La certification CTB-B+ atteste de la performance et de la durabilité du bois traité. Délivrée par l’Institut technologique FCBA sous accréditation COFRAC, cette certification garantit que le bois respecte toutes les normes en vigueur. Recherchez systématiquement cette mention sur vos achats de bois autoclavé, elle constitue votre meilleure assurance qualité.

Les conditions de mise en œuvre influencent directement la durabilité de votre ouvrage. Un bois classe 4 utilisé en classe 3 (sans contact avec le sol) durera naturellement plus longtemps. À l’inverse, un bois classe 3.2 utilisé en classe 4 se détériorera prématurément. Respectez scrupuleusement les préconisations du fabricant quant aux usages autorisés.

L’entretien régulier prolonge significativement la durée de vie du bois autoclavé. Bien que le traitement assure la protection structurelle contre la pourriture, l’application bisannuelle d’un saturateur préserve l’aspect esthétique et limite le grisaillement naturel. Cette couche de finition ralentit également la dégradation superficielle provoquée par les rayons UV.

Dans vos projets d’aménagement extérieur, pensez également à soigner la préparation du support pour garantir la pérennité de l’ensemble. Si vous installez une terrasse sur dalle béton, consultez notre guide pour savoir si vous pouvez couler une dalle béton directement sur la terre afin d’assurer une base stable et durable pour votre construction en bois autoclavé.

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Les différentes colorations du bois autoclavé

La teinte verte constitue la coloration la plus caractéristique et la plus répandue du bois autoclavé. Cette couleur provient de l’oxydation naturelle du cuivre contenu dans le produit de traitement. Au contact de l’air et de l’humidité, les sels de cuivre développent cette patine verdâtre qui témoigne de la bonne imprégnation du produit. Loin d’être un défaut, cette teinte garantit l’efficacité du traitement.

Le bois autoclavé vert convient particulièrement aux clôtures, retenues de terre et aménagements paysagers où il se fond naturellement dans la végétation environnante. Son aspect peut surprendre au départ, mais la teinte s’harmonise rapidement avec le jardin. Certains propriétaires apprécient justement ce vert caractéristique qui signe l’authenticité d’un traitement autoclave en profondeur.

La teinte brune ou marron résulte de l’ajout d’un pigment coloré au produit de traitement classique. Cette coloration répond à une demande esthétique forte pour les terrasses et bardages où les propriétaires souhaitent conserver un aspect plus naturel du bois. Le traitement reste identique en termes d’efficacité, seule la couleur finale diffère. Cette option coûte généralement 10 à 15% plus cher que la version verte standard.

Les teintes gris et noir apparaissent plus récemment sur le marché, répondant aux tendances architecturales contemporaines. Ces colorations utilisent des pigments plutôt que du cuivre comme agent colorant. Cette modification a une conséquence importante : ces bois atteignent généralement seulement la classe 3.1 ou 3.2, mais pas la classe 4. Vérifiez systématiquement la classe d’emploi effective avant d’acheter un bois autoclavé gris ou noir.

Le grisaillement naturel finit par apparaître sur tous les bois extérieurs, y compris les bois autoclavés, quelle que soit leur couleur initiale. Ce phénomène esthétique résulte de l’action combinée des UV solaires et des intempéries sur la surface du bois. Cette patine gris argenté n’altère en rien les propriétés protectrices du traitement autoclave qui agit en profondeur. Vous pouvez ralentir ce processus en appliquant un saturateur ou une lasure tous les 2 à 3 ans.

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L’entretien spécifique du bois autoclavé

Le bois autoclavé ne nécessite aucun entretien pour conserver ses propriétés structurelles et sa résistance à la pourriture. Cette caractéristique représente un avantage majeur par rapport aux bois exotiques ou aux essences non traitées qui requièrent des applications régulières d’huile ou de produits de protection. Le traitement en profondeur assure une protection durable et définitive contre les agressions biologiques.

L’entretien esthétique reste toutefois recommandé pour préserver l’apparence du bois. L’application d’un saturateur tous les 2 à 3 ans maintient la couleur d’origine et ralentit le grisaillement. Ce produit pénètre dans les fibres superficielles du bois sans créer de film en surface, contrairement aux lasures ou aux vernis. Le saturateur nourrit le bois et le protège contre les UV tout en laissant le matériau respirer.

Attendez au minimum 6 mois après la pose avant toute application de finition sur du bois fraîchement autoclavé. Cette période permet aux sels de cuivre de bien se fixer et à l’humidité résiduelle du traitement de s’évaporer complètement. Une application prématurée pourrait provoquer des défauts d’adhérence ou des réactions chimiques avec les composants du saturateur.

Le nettoyage régulier à l’eau claire suffit pour éliminer les salissures superficielles : poussières, feuilles mortes, terre. Un nettoyeur haute pression peut être utilisé avec précaution, en maintenant une distance minimale de 30 centimètres et en réglant la pression sur le mode le plus doux. Une pression excessive pourrait endommager les fibres de surface et créer des zones propices à la rétention d’eau.

Les taches tenaces (graisse, vin, café) se traitent avec un savon noir dilué ou un nettoyant spécial bois. Frottez délicatement avec une brosse à poils souples puis rincez abondamment à l’eau claire. Évitez les produits chlorés ou trop acides qui pourraient réagir avec les sels de cuivre du traitement et créer des décolorations.

Lors de la découpe de pièces autoclavées, appliquez systématiquement un produit de coupe sur les sections fraîches. Le cœur du pin n’étant pas totalement imprégnable, ces zones non traitées constituent des points faibles potentiels. Ce produit spécifique, disponible en teinte verte ou brune selon la couleur de votre bois, reconstitue la protection manquante et garantit une durabilité homogène.

Pour l’entretien de vos structures en bois, pensez également à vérifier régulièrement l’état des fixations et des points d’assemblage. Si vous travaillez avec des plaques de plâtre pour créer des coffres ou des habillages autour de vos aménagements en bois, référez-vous à notre article sur comment visser du placo directement sur un mur pour des assemblages solides et durables.

Avantages et limites du traitement autoclave

Le rapport qualité-prix du bois autoclavé surclasse nettement celui des alternatives. Pour une terrasse de 30 mètres carrés, comptez 450 à 900 euros en lames de pin autoclavé contre 1500 à 3600 euros en bois exotiques classe 4 naturelle. Cette économie de 60 à 75% permet de réaliser des projets ambitieux avec un budget raisonnable.

La disponibilité locale des essences traitables constitue un atout écologique et économique. Le pin sylvestre et le pin maritime proviennent de forêts françaises gérées durablement, réduisant l’empreinte carbone liée au transport. À l’inverse, les bois exotiques parcourent des milliers de kilomètres depuis les zones tropicales, avec un bilan carbone beaucoup moins favorable.

La longévité exceptionnelle représente l’avantage principal du traitement autoclave. Une terrasse en pin autoclavé classe 4 dure aussi longtemps qu’une terrasse en ipé ou en cumaru, pour une fraction du prix. Cette durabilité élimine les corvées d’entretien fréquent et les remplacements prématurés qui grèvent le budget sur le long terme.

Les essences autoclavées offrent une bonne stabilité dimensionnelle après séchage complet. Le pin sylvestre présente un retrait et un gonflement modérés, facilitant la pose et limitant les déformations ultérieures. Cette caractéristique contraste avec certains bois exotiques très denses qui peuvent présenter des mouvements importants selon les variations d’humidité.

L’aspect esthétique constitue le principal inconvénient pour certains utilisateurs. La teinte verte du bois autoclavé ne correspond pas toujours aux attentes, particulièrement pour les terrasses attenantes à l’habitation. Le choix d’une version brune ou l’acceptation du grisaillement naturel permet de contourner cette limitation esthétique.

Le délai d’attente avant finition peut contrarier les propriétaires pressés. Impossible de lasurer ou peindre un bois fraîchement autoclavé, il faut patienter 6 mois à 1 an pour permettre l’évaporation complète de l’humidité résiduelle. Cette période de séchage doit être anticipée dans la planification de votre projet.

Les produits de traitement, bien que dépourvus de chrome et d’arsenic, contiennent des biocides actifs qui nécessitent des précautions de manipulation. Le sciage du bois autoclavé génère des poussières qu’il convient de ne pas inhaler. Portez systématiquement un masque et travaillez dans un espace ventilé lors de la découpe de grandes quantités.

Comparaison avec les autres traitements du bois

Le trempage court représente la technique la plus simple et la moins coûteuse. Les pièces de bois sont immergées dans un bain de produit pendant quelques minutes à quelques heures. Cette méthode ne permet qu’une imprégnation superficielle de 1 à 3 millimètres et convient uniquement aux usages en classe 1 et 2. Le coût inférieur se traduit par une protection limitée.

L’aspersion consiste à pulvériser le produit de traitement sur les faces des pièces de bois. Cette technique automatisée traite rapidement de gros volumes mais n’assure qu’une pénétration de surface. Associée à une finition adaptée, l’aspersion peut atteindre la classe 3.1 pour les bardages verticaux bien ventilés.

Le thermo-chauffage constitue une alternative écologique sans produit chimique. Le bois est chauffé à haute température (180-230°C) dans un four en atmosphère contrôlée. Ce procédé modifie la structure des polymères du bois, le rendant naturellement plus résistant aux champignons et insectes. Le thermo-chauffage atteint la classe 3.2 voire 4 selon les essences et les paramètres de traitement.

Les avantages du thermo-chauffage incluent l’absence totale de produits chimiques et une belle coloration uniforme dans la masse (brun chocolat à brun foncé). Les inconvénients résident dans un coût 30 à 50% supérieur au bois autoclavé et une plus grande fragilité mécanique du matériau qui devient plus cassant.

L’acétylation représente une technologie récente qui modifie chimiquement la structure du bois avec de l’anhydride acétique. Ce traitement confère une durabilité exceptionnelle classe 4 sans utiliser de biocides. Le bois acétylé (Accoya) présente également une excellente stabilité dimensionnelle. Son prix élevé (comparable aux bois exotiques haut de gamme) limite toutefois sa diffusion au marché professionnel et aux projets très exigeants.

Pour vos projets de construction en bois, il est parfois nécessaire de comprendre les différentes techniques de pose et d’assemblage. Si vous envisagez des travaux impliquant des structures mixtes bois-plâtre, découvrez comment réaliser un faux plafond sur un ancien plafond lattis plâtre pour moderniser votre intérieur tout en préservant le charme de l’existant.

Les normes et certifications à connaître

La certification CTB-P+ garantit la qualité et l’efficacité des produits de préservation utilisés dans les autoclaves. Cette marque collective, délivrée par l’Institut technologique FCBA sous accréditation COFRAC, atteste que le produit contient les substances actives en quantités suffisantes et qu’il a subi avec succès les tests de vieillissement accéléré. Exigez systématiquement cette certification pour votre tranquillité d’esprit.

La certification CTB-B+ concerne quant à elle les bois traités eux-mêmes. Elle garantit que le bois a reçu le traitement approprié pour l’usage prévu et qu’il répond aux exigences de durabilité de la classe d’emploi revendiquée. Cette certification implique des contrôles réguliers en usine et des analyses de la rétention et de la pénétration du produit dans le bois.

La norme européenne EN 335 définit les classes d’emploi et les situations de risque biologique auxquelles le bois peut être exposé. Cette norme harmonisée dans tous les pays européens facilite les échanges commerciaux et garantit une cohérence dans l’évaluation des risques. Chaque projet de construction doit commencer par la détermination précise de la classe d’emploi requise.

La norme EN 599 spécifie les exigences de performance pour les produits de préservation du bois. Elle définit les types de produits, leurs domaines d’application et les niveaux de pénétration et rétention nécessaires pour chaque classe d’emploi. Les fabricants doivent démontrer l’efficacité de leurs formulations selon des protocoles d’essais très stricts.

Le fascicule de documentation FD P20-651 guide les professionnels dans la détermination de la classe d’emploi appropriée. Ce document prend en compte trois paramètres : la zone géographique, la massivité des bois et la conception de l’ouvrage (drainante ou piégeante). Ces tableaux d’affectation facilitent grandement le choix du bon niveau de traitement.

Les attestations de traitement accompagnent chaque lot de bois autoclavé certifié. Ces documents mentionnent l’essence traitée, le produit utilisé, la classe d’emploi atteinte, la date de traitement et la garantie fabricant. Conservez précieusement ces attestations qui font office de preuve en cas de litige et peuvent être exigées dans le cadre de contrôles administratifs.

FAQ sur le traitement autoclave du bois

Peut-on peindre ou lasurer du bois autoclavé immédiatement après installation ?

Non, il faut impérativement attendre 6 mois à 1 an après la pose avant toute application de finition. Cette période permet l’évaporation complète de l’humidité résiduelle du traitement et la fixation définitive des sels de cuivre dans le bois. Une application prématurée entraînerait des défauts d’adhérence, des cloques ou des réactions chimiques indésirables. Le bois doit présenter un taux d’humidité inférieur à 18% avant finition.

Le traitement autoclave est-il dangereux pour la santé ou l’environnement ?

Les formulations modernes n’utilisent plus de chrome ni d’arsenic, interdits depuis les années 2000. Les produits actuels à base de cuivre présentent une toxicité très limitée une fois fixés dans le bois. Le sciage génère des poussières qu’il convient de ne pas inhaler (port du masque recommandé), mais le bois installé ne présente aucun danger pour les utilisateurs ni les animaux domestiques. Les sels de cuivre se fixent solidement et ne migrent pas dans l’environnement.

Combien de temps dure réellement une terrasse en pin autoclavé ?

Une terrasse correctement installée en pin autoclavé classe 4 dure 15 à 25 ans minimum selon les conditions d’exposition. Certaines installations dépassent 30 ans sans problème structurel. La durée de vie dépend de trois facteurs : qualité du traitement (certification CTB-B+), qualité de la pose (ventilation, drainage) et entretien (nettoyage, saturateur tous les 2-3 ans). Un bois classe 4 utilisé hors-sol durera plus longtemps qu’en contact permanent avec la terre.

Pourquoi mon bois autoclavé présente-t-il des zones non traitées après découpe ?

Le cœur du pin (duramen) est naturellement peu imprégnable, seul l’aubier absorbe efficacement le produit de traitement. Lorsque vous coupez une pièce autoclavée, vous exposez parfois le cœur non traité. Cette situation est normale et prévue par les fabricants. Appliquez systématiquement un produit de coupe sur toutes les sections fraîches (disponible en teinte verte ou brune). Ce produit reconstitue la protection manquante en quelques minutes.

Un bois autoclavé gris ou noir offre-t-il la même protection qu’un bois vert ?

Non, attention aux confusions marketing. Les bois autoclavés gris ou noir utilisent des pigments colorés plutôt que du cuivre comme agent actif principal. Cette modification réduit généralement la classe d’emploi à 3.1 ou 3.2 maximum, interdisant tout contact permanent avec le sol. Pour un usage classe 4 (terrasse, poteau enterré), privilégiez impérativement les versions vertes ou brunes qui contiennent la quantité de cuivre nécessaire. Vérifiez toujours la classe d’emploi effective sur l’attestation.

Le traitement autoclave empêche-t-il complètement le grisaillement du bois ?

Non, le grisaillement reste un phénomène purement esthétique qui affecte tous les bois extérieurs, traités ou non. Les UV solaires dégradent progressivement les lignines de surface, créant cette patine gris argenté caractéristique. Ce processus n’altère en rien l’efficacité du traitement autoclave qui protège le bois en profondeur contre pourriture et insectes. Pour ralentir le grisaillement, appliquez un saturateur avec filtre UV tous les 2-3 ans. Certains propriétaires apprécient justement cette patine naturelle.

Peut-on utiliser du bois autoclavé pour construire un potager surélevé ?

Oui, les formulations modernes sans chrome ni arsenic permettent cet usage sans risque pour les cultures. Les sels de cuivre fixés dans le bois ne migrent pas significativement vers le sol. Par précaution supplémentaire, installez une bâche géotextile entre le bois et la terre de culture. Pour une tranquillité absolue, privilégiez les bois certifiés pour contact alimentaire ou optez pour des essences naturellement durables (châtaignier, robinier) qui ne nécessitent aucun traitement chimique.

Quelle différence entre un bois traité classe 3 et classe 4 ?

La classe 3 (sous-catégories 3.1 et 3.2) concerne les bois extérieurs SANS contact avec le sol, exposés à humidifications temporaires avec séchage complet entre les périodes. Exemples : bardage vertical, terrasse sur plots ventilée. La classe 4 désigne les bois EN CONTACT PERMANENT avec sol ou eau douce, humidifiés en continu. Exemples : lames posées au sol, poteaux enterrés, pontons. Un bois classe 3 utilisé en classe 4 pourrira rapidement. À l’inverse, un bois classe 4 en usage classe 3 durera plus longtemps que prévu.

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