Vous venez de terminer la pose de votre carrelage extérieur et vous vous apprêtez à réaliser les joints quand soudain, la météo annonce de la pluie ? Ou peut-être avez-vous déjà appliqué vos joints et vous vous inquiétez de l’arrivée imminente d’averses ? Cette situation, fréquente pour tout bricoleur ou professionnel, soulève une question légitime sur le temps de séchage des joints en conditions humides. Dans cet article, nous allons explorer en détail cette problématique et vous donner toutes les clés pour gérer au mieux vos travaux de jointoiement extérieur malgré les caprices de la météo.
Les choses à retenir pour connaitre le temps de séchage d’un joint de carrelage extérieur par temps de pluie
| Élément | Conditions normales (15-25°C, temps sec) | Par temps de pluie ou forte humidité |
|---|---|---|
| ⏱️Joint cimentaire traditionnel | Prise initiale: 2-12h Séchage complet: 24-72h | Prise initiale: 12-24h Séchage complet: 5-10 jours |
| 🔄Joint ciment modifié aux polymères | Prise initiale: 2-8h Séchage complet: 24-48h | Prise initiale: 6-12h Séchage complet: 3-5 jours |
| ⚡Joint à prise rapide | Prise initiale: 30min-2h Séchage complet: 12-24h | Prise initiale: 1-3h Séchage complet: 2-4 jours |
| 🧪Joint époxy | Prise initiale: 2-4h Séchage complet: 12-24h | Prise initiale: 4-8h Séchage complet: 24-48h |
| ⚠️Risques d’exposition à la pluie | – Première heure: Travail à refaire entièrement – Après 1-3h: Décoloration et fragilité – Après 3-24h: Séchage plus long | |
| 🛡️Protections recommandées | – Bâches surélevées d’au moins 10 cm – Abris temporaires inclinés – Utilisation de joints techniques résistants | |
Temps de séchage standard d’un joint de carrelage extérieur
Dans des conditions normales, c’est-à-dire par temps sec avec une température modérée (entre 15 et 25°C), le temps de séchage complet d’un joint de carrelage extérieur varie généralement entre 24 et 72 heures. Cette durée peut sembler longue, mais elle est nécessaire pour garantir la solidité et la durabilité de votre ouvrage.
Il est important de distinguer plusieurs phases dans ce processus de séchage. La première phase, appelée « prise initiale », survient généralement dans les premières heures suivant l’application. Durant cette période, le joint passe d’un état pâteux à un état solide mais encore fragile. Cette phase peut prendre entre 2 et 12 heures selon le type de produit utilisé.
La seconde phase correspond au durcissement proprement dit, période pendant laquelle le joint continue de perdre son humidité et développe sa résistance mécanique finale. C’est cette phase qui nécessite généralement le délai le plus long, entre 24 et 72 heures selon les produits et les conditions ambiantes.
Le type de joint utilisé influence considérablement ces délais. Les joints à base de ciment traditionnel nécessitent généralement un temps de séchage plus long que les joints époxy ou les joints à prise rapide spécialement formulés. Cependant, même les joints à « prise rapide » nécessitent un temps de protection contre l’humidité excessive.
Les fabricants indiquent généralement sur leurs emballages trois temps de référence essentiels : le temps de travail (durant lequel le produit reste malléable), le délai avant circulation légère (piétonne) et le délai avant mise en service complète (résistance totale aux contraintes). Ces indications sont précieuses mais supposent des conditions optimales.
Voyons maintenant comment la pluie perturbe ce processus de séchage.

Impact de la pluie sur le séchage des joints de carrelage
La pluie représente l’ennemi numéro un des travaux de jointoiement extérieur. Son impact varie considérablement selon le moment où elle intervient dans le processus de séchage du joint.
Si la pluie survient durant la première heure après l’application, les conséquences peuvent être désastreuses. L’eau va littéralement « laver » le joint frais, emportant avec elle les liants nécessaires à sa cohésion. Dans ce cas, le processus de prise est compromis de façon irrémédiable, et il sera généralement nécessaire de recommencer entièrement le travail après avoir nettoyé les résidus.
Si la pluie intervient après la prise initiale mais avant le durcissement complet (typiquement entre 3 et 24 heures après l’application), les dégâts seront moins catastrophiques mais toujours problématiques. Le joint pourra présenter divers défauts comme un aspect délavé, une couleur non uniforme, une texture friable ou encore une résistance mécanique insuffisante. Le délai de séchage sera considérablement allongé, pouvant atteindre 5 à 7 jours au lieu des 2-3 jours habituels.
En cas d’exposition à la pluie, le temps de séchage d’un joint de carrelage extérieur standard passe donc de 24-72 heures à environ 5-7 jours, voire davantage si les conditions restent défavorables. Cette estimation suppose que le joint ait déjà atteint un minimum de cohésion avant l’exposition à l’eau.
Il est important de noter que certains joints modernes, notamment les joints époxy ou certains joints à base de polymères, présentent une meilleure résistance à l’eau précoce. Toutefois, même ces produits haut de gamme nécessitent une période de protection contre la pluie battante d’au moins 12 à 24 heures.
D’autres facteurs aggravants peuvent venir compliquer davantage la situation.

Les facteurs aggravants : humidité et température
Le temps de pluie s’accompagne généralement d’autres conditions défavorables qui vont encore ralentir le processus de séchage. L’humidité ambiante élevée constitue un facteur majeur de ralentissement, même en l’absence de pluie directe sur les joints.
Lorsque l’humidité relative de l’air dépasse 80%, le séchage des joints peut prendre jusqu’à deux fois plus de temps qu’en conditions normales. L’eau contenue dans le joint ne peut s’évaporer efficacement dans une atmosphère déjà saturée d’humidité. Cette situation est particulièrement problématique dans les régions naturellement humides ou durant les saisons pluvieuses.
La température joue également un rôle déterminant. En dessous de 10°C, les réactions chimiques de prise sont considérablement ralenties. Lorsque température basse et humidité élevée se combinent, comme c’est souvent le cas par temps de pluie, le temps de séchage peut s’allonger jusqu’à 10 jours pour un joint cimentaire classique.
Le vent, bien qu’il puisse accélérer le séchage dans certains cas, peut également avoir un effet néfaste par temps humide. Un vent froid et humide va refroidir la surface des joints et ralentir davantage le processus de durcissement.
L’orientation et l’exposition de votre terrasse ou de votre zone carrelée jouent également un rôle non négligeable. Une zone ombragée séchera beaucoup plus lentement qu’une zone ensoleillée, même après l’arrêt des précipitations. Les zones peu ventilées comme les angles, les recoins ou les espaces sous abri partiel peuvent connaître des temps de séchage encore plus longs.
Face à ces nombreux facteurs défavorables, quelles solutions s’offrent à vous pour protéger vos joints fraîchement appliqués ?

Solutions pour protéger les joints de carrelage pendant le séchage
Heureusement, plusieurs méthodes permettent de protéger efficacement vos joints de carrelage extérieur des intempéries. La clé réside dans une planification minutieuse et dans la mise en place de protections adaptées.
La solution la plus évidente consiste à consulter attentivement les prévisions météorologiques avant de commencer vos travaux de jointoiement. Idéalement, prévoyez une fenêtre d’au moins 3 jours sans pluie pour garantir un séchage optimal. Si vous ne pouvez pas attendre une période aussi longue, plusieurs options de protection s’offrent à vous.
Les bâches de protection représentent la solution la plus accessible. Optez pour des bâches imperméables et résistantes, idéalement transparentes pour permettre à la lumière naturelle d’accélérer le séchage. Veillez à les installer en créant une pente pour l’écoulement de l’eau et à les maintenir suffisamment hautes au-dessus de la surface des joints (au moins 10-15 cm) pour permettre une circulation d’air. Une bâche plaquée directement sur les joints frais causerait plus de dégâts qu’elle n’en préviendrait.
Voici quelques solutions de protection efficaces :
- Bâches de protection sur une structure temporaire (tasseaux de bois, arceaux)
- Tunnels de serre improvisés avec des films plastiques agricoles
- Panneaux rigides inclinés formant un toit temporaire
- Structures gonflables spécialement conçues pour les chantiers (pour les grandes surfaces)
- Abris de chantier modulaires pour les travaux professionnels
Pour les petites surfaces, vous pouvez également utiliser des panneaux de polystyrène extrudé placés en pente au-dessus de la zone à protéger, maintenus par des poids à distance raisonnable du sol.
Une autre approche consiste à utiliser des accélérateurs de prise, disponibles sous forme d’additifs à mélanger à votre mortier de jointoiement. Ces produits permettent de réduire significativement le temps de vulnérabilité du joint face à l’humidité. Toutefois, ils réduisent également votre temps de travail, ce qui peut être problématique pour les grandes surfaces ou les motifs complexes.
Si la météo s’annonce vraiment capricieuse et que votre projet ne peut être reporté, envisagez l’utilisation de joints techniques spécialement formulés pour les conditions difficiles. Les joints époxy ou certains joints à base de résines offrent une résistance précoce à l’eau bien supérieure aux joints cimentaires traditionnels.
Une fois les joints appliqués et protégés, comment savoir s’ils ont correctement séché ?
Reconnaître un joint correctement séché vs un joint compromis
Savoir identifier un joint correctement séché est essentiel pour évaluer la réussite de vos travaux, particulièrement après un épisode pluvieux. Les signes d’un séchage optimal se reconnaissent à plusieurs caractéristiques visuelles et tactiles.
Un joint correctement séché présente une couleur uniforme sur toute la surface, sans zones plus claires ou plus foncées qui indiqueraient des différences d’humidité résiduelle. Sa texture est homogène et sa dureté constante lorsque vous le testez délicatement avec l’ongle (sans l’endommager). Un joint bien sec ne doit pas s’effriter ni laisser de résidus sur votre doigt lorsque vous le frottez légèrement.
À l’inverse, un joint compromis par la pluie présente souvent des défauts caractéristiques facilement identifiables. Des traînées blanchâtres (efflorescences) peuvent apparaître à la surface, signe que l’eau a lessivé certains composants du ciment. Des fissures fines peuvent se former, indiquant un séchage trop rapide de la surface par rapport au cœur du joint. La couleur peut être irrégulière, généralement plus claire aux endroits les plus exposés à l’eau.
Au toucher, un joint affecté par la pluie manque de la dureté caractéristique d’un joint bien séché. Il peut s’effriter facilement, particulièrement sur les bords, et présenter une texture sableuse ou poudreuse. Dans les cas les plus graves, le mortier peut se creuser ou se décoller par endroits.
Pour tester si votre joint est complètement sec, vous pouvez réaliser un simple test d’humidité : placez un petit morceau de film plastique transparent (type cellophane) sur une section de joint et fixez-le avec du ruban adhésif sur ses bords. Laissez en place pendant 24 heures. Si de la condensation apparaît sous le plastique, c’est que le processus d’évaporation est encore en cours et que le joint n’est pas totalement sec.
Si vous constatez que vos joints ont été compromis par la pluie, plusieurs options s’offrent à vous.
Que faire si vos joints ont été exposés à la pluie
Face à des joints endommagés par la pluie, les actions à entreprendre dépendent de la gravité des dégâts et du stade de séchage auquel l’exposition est survenue. Des solutions adaptées existent pour chaque situation.
Si la pluie est tombée sur des joints très frais (moins de 2 heures après l’application), la meilleure approche est généralement de retirer complètement le matériau compromis. Attendez que la surface sèche suffisamment, puis grattez délicatement les joints à l’aide d’un outil adapté comme un grattoir à joint ou un tournevis fin. Nettoyez soigneusement les espaces entre les carreaux avant d’appliquer un nouveau jointement lorsque les conditions météorologiques le permettront.
Pour des joints ayant déjà entamé leur prise mais affectés superficiellement par la pluie, une réparation partielle peut suffire. Une fois la surface complètement sèche, appliquez une fine couche de mortier à joint sur les zones endommagées. Cette technique, appelée « regarnissage », permet de restaurer l’apparence et les propriétés du joint sans avoir à tout refaire.
Dans le cas de joints présentant des efflorescences (dépôts blanchâtres) après exposition à l’eau, un nettoyage avec une solution légèrement acide peut être efficace. Les nettoyants spécifiques pour joints de carrelage à base d’acide citrique ou phosphorique dilué permettent généralement d’éliminer ces traces disgracieuses. Appliquez le produit selon les instructions du fabricant, puis rincez abondamment à l’eau claire.
Pour les joints qui semblent avoir durci mais présentent une fragilité anormale, l’application d’un durcisseur de surface peut améliorer leur résistance. Ces produits, généralement à base de silicate, pénètrent dans le joint et renforcent sa structure interne. Ils sont particulièrement utiles pour les joints qui ont été exposés à la pluie après le début de leur prise mais avant leur durcissement complet.
Dans tous les cas, documentez l’état de vos joints par des photos avant d’entreprendre toute réparation. Ces images pourront être utiles si vous devez faire une réclamation auprès d’un entrepreneur ou d’un fabricant de produit.
Pour éviter de vous retrouver dans cette situation à l’avenir, le choix des produits adaptés est essentiel.
Choix des produits adaptés pour les travaux en conditions humides
Pour les travaux de jointoiement en saison humide ou dans des régions à forte pluviométrie, des produits spécifiquement formulés peuvent considérablement réduire les risques liés aux intempéries.
Les joints époxy représentent sans doute l’option la plus résistante face aux conditions humides. Composés de résines et de durcisseurs, ils développent une résistance à l’eau bien plus rapide que les joints cimentaires traditionnels. Certaines formulations haut de gamme peuvent tolérer une exposition à la pluie légère après seulement 6 à 8 heures de séchage. Leur coût plus élevé est souvent justifié par leur durabilité exceptionnelle et leur résistance précoce aux intempéries.
Les joints à base de ciment modifiés aux polymères offrent un bon compromis entre coût et performance. La présence de polymères flexibles dans leur composition améliore leur résistance à l’eau et réduit leur temps de vulnérabilité. Ces produits sont généralement identifiables par des mentions comme « flex », « souple » ou « résistant aux intempéries » sur leur emballage.
Pour les travaux d’urgence ou les réparations qui ne peuvent attendre une météo favorable, les joints à prise ultrarapide constituent une solution intéressante. Ces produits développent une résistance initiale à l’eau en quelques heures seulement. Ils sont particulièrement adaptés aux petites surfaces en raison de leur temps de travail très court.
Voici les caractéristiques à rechercher dans un produit de jointoiement pour conditions humides :
- Formulation hydrofuge ou « waterproof »
- Présence de polymères ou résines dans la composition
- Mention « prise rapide » ou « séchage accéléré »
- Résistance aux cycles gel/dégel (pour les régions froides)
- Labels de qualité spécifiques aux applications extérieures
- Garantie fabricant concernant la résistance précoce à l’humidité
N’hésitez pas à investir dans un primaire d’adhérence spécial à appliquer avant le jointement. Ces produits améliorent la liaison entre le support et le mortier de joint, limitant ainsi les risques d’infiltration d’eau en cas de pluie précoce.
Enfin, considérez l’utilisation d’un scellant ou hydrofuge de surface à appliquer sur les joints une fois ceux-ci parfaitement secs. Ces produits créent une barrière invisible qui repousse l’eau tout en laissant respirer le matériau, prolongeant ainsi considérablement la durée de vie de vos joints face aux intempéries.
Pour répondre directement à la question initiale : par temps de pluie, le séchage d’un joint de carrelage extérieur standard prend entre 5 et 10 jours au lieu des 24-72 heures habituelles. Avec des joints spécialement formulés pour conditions humides, ce délai peut être réduit à 3-5 jours. Les joints époxy haut de gamme peuvent développer une résistance à l’eau en aussi peu que 12-24 heures même par temps humide, mais leur séchage complet nécessitera tout de même 3-4 jours dans ces conditions défavorables. La meilleure approche reste d’éviter l’exposition à la pluie pendant au moins les 24 premières heures après l’application, quels que soient les produits utilisés.
FAQ – Séchage des joints de carrelage extérieur par temps de pluie
Les joints époxy sont-ils vraiment imperméables dès leur application ?
Non, c’est une idée reçue. Même les joints époxy de haute qualité nécessitent un temps de durcissement avant d’être totalement imperméables. Ils développent une résistance à l’eau plus rapidement que les joints cimentaires (généralement après 4-8h au lieu de 12-24h), mais restent vulnérables pendant les premières heures. Une pluie forte survenant dans les 2-3 heures suivant l’application peut perturber le processus de polymérisation et compromettre les propriétés finales du joint. Pour garantir leurs performances exceptionnelles, les joints époxy doivent être protégés de l’eau durant au moins les 6 premières heures, même par temps chaud et sec.
Peut-on accélérer le séchage des joints par temps humide avec un chauffage d’appoint ?
C’est possible mais délicat. Un séchage artificiel peut être réalisé sous certaines conditions strictes : la chaleur doit être indirecte, modérée (max 25-30°C) et progressive. Utilisez un chauffage d’appoint à air pulsé placé à distance et orienté vers les murs ou le plafond de votre abri temporaire, jamais directement sur les joints. Un séchage trop rapide ou intense provoque des fissurations, car la surface sèche bien avant le cœur du joint. Les lampes infrarouges à faible puissance sont préférables aux soufflants à air chaud qui assèchent trop brutalement. Cette technique reste risquée et ne devrait être employée qu’en dernier recours, en maintenant une circulation d’air et en surveillant constamment la température.
Les joints de carrelage peuvent-ils sécher correctement sous une bâche sans ventilation ?
Non, un séchage correct nécessite une évaporation progressive de l’eau contenue dans le mortier, ce qui implique une ventilation suffisante. Une bâche plaquée directement sur la surface carrelée crée un environnement fermé où l’humidité s’accumule, prolongeant indéfiniment le temps de séchage et favorisant l’apparition de moisissures ou d’efflorescences. Pour être efficace, une protection temporaire doit créer un espace ventilé d’au moins 10-15 cm au-dessus des joints. Utilisez une structure légère (tasseaux, arceaux) pour surélever la bâche et assurez-vous que l’air peut circuler par les côtés. Des bâches microporeuses spéciales chantier, qui laissent passer l’air mais pas l’eau, offrent une solution optimale quoique plus coûteuse.
Comment savoir si l’humidité du sol affecte le séchage de mes joints extérieurs ?
L’humidité remontant du sol peut considérablement ralentir le séchage, même sans pluie directe. Pour vérifier si ce phénomène affecte vos joints, posez une feuille plastique transparente (30×30 cm) sur une partie du carrelage jointoyé et scellez ses bords avec du ruban adhésif imperméable. Après 24 heures, si des gouttelettes se sont formées sous le plastique, c’est que l’humidité du sol remonte à travers votre ouvrage. Ce problème est fréquent sur les terrasses installées directement sur terre ou sur des dalles béton sans barrière étanche. Dans ce cas, prévoyez un temps de séchage au moins deux fois plus long que la normale et optez pour des joints avec additifs hydrofuges lors de vos prochains travaux. Une solution temporaire consiste à installer un déshumidificateur sous abri pendant le séchage initial.
Les joints colorés sont-ils plus sensibles à la pluie que les joints blancs ou gris ?
Oui, les joints colorés, particulièrement les teintes foncées, présentent une vulnérabilité accrue face à la pluie précoce. Les pigments utilisés pour la coloration peuvent être partiellement lessivés par l’eau, créant des variations de teinte inesthétiques et permanentes. Ce phénomène est d’autant plus visible sur les colorations intenses (noir, rouge, bleu). Techniquement, la pluie dilue les pigments de surface et provoque une migration inégale des colorants dans la masse, rendant impossible toute correction ultérieure sans remplacement complet. Pour les joints colorés, la protection contre les intempéries est encore plus critique que pour les joints classiques : prévoyez un temps sec d’au moins 72 heures ou utilisez des joints époxy colorés, significativement plus résistants au lessivage des pigments.

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